Mon patron est un autocrate

Quoi faire lorsque votre patron est un autocrate?

Mon patron est un autocrate

J’ai personnellement connu un patron-autocrate narcissique qui n’aimait pas être contrarié et qui était peu ouvert aux idées des autres. Certains employés l’appelaient « Dieu » et d’autres, « Hitler ». Selon eux, pour ce patron, il n’y avait que deux catégories d’employés : ceux qui rampaient à ses pieds et ceux qui représentaient une menace. Bien entendu, tôt ou tard, la tête des seconds allait rouler. À l’époque, une blague très éloquente circulait à son sujet « En arrivant le matin, le DG prend le téléphone et appelle Dieu pour lui dire qu’il peut aller se coucher. »

Lors d’une rencontre à propos d’un projet en cours, je me rappelle lui avoir parlé du « facteur humain » à considérer. Il m’avait alors répondu : « Écoute-moi bien! Le facteur humain… j’ai plus de 200 employés, j’ai des projets et des échéances à respecter… » À cet instant, je venais de comprendre que nous étions tous les deux aux antipodes du leadership. Cet homme méprisait tous ceux qui se trouvaient en dessous de lui. Cette rencontre m’avait perturbé. Cependant, je venais de confirmer tous mes paradigmes à l’égard de ma représentation d’un leadership authentique et efficace.

Malheureusement, nos organisations comptent encore trop de dictateurs, de despotes ou de tyrans. Souvent insidieux, leur pouvoir écrase, démobilise, tue toute initiative, détruit l’estime de ceux qui les entourent et les rend malades. Ce type de patron est à l’entreprise ce que le cancer est au corps. Il ronge tout ce qu’il y a de bon, affaiblit le système et fait mourir l’organisme qui l’accueille.

Avec un tel patron beaucoup d’employés, par cynisme, en viennent à faire le minimum. De ce fait, pas d’efficience, pas d’initiative et pas de volonté d’améliorer les choses. De toute façon, pourquoi en faire plus? Ça ne sera pas reconnu! Ce genre d’attitude coûte très cher à nos entreprises. Imaginez 10, 25, 100 et même plus d’employés qui ne font que l’essentiel. Évidemment, le patron-autocrate est totalement inconscient de son impact négatif sur ses subalternes et, par conséquent, sur leurs résultats. Si l’on pouvait comptabiliser les pertes que subissent nos entreprises, à cause de l’influence destructrice de tels patrons, les chiffres nous glaceraient probablement le sang.

Comment devez-vous vous comporter avec un patron-autocrate?

  1. N’ayez aucune attente. Surtout pas de reconnaissance.
  2. Évitez la confrontation. N’oubliez pas que votre patron est un champion dans ce domaine. Déjà, il perçoit toute opposition ou opinion contraire comme une menace.
  3. Restez calme en tout temps. Même s’il lève le ton. Cela aura pour effet de le déstabiliser et de le ramener à un niveau acceptable.
  4. Sachez l’aborder lorsqu’il se montre réceptif. À force de le côtoyer, vous serez en mesure d’évaluer ce qui le fait réagir et les moments qui sont les plus propices à une rencontre.
  5. Soyez en contrôle de vos dossiers. Il déteste les faibles. Si vous rencontrez des difficultés, évitez de tomber dans l’émotivité. Ce qui l’intéresse ce sont les résultats.
  6. Restez factuel et soyez précis quant aux informations à présenter.
  7. Faites-lui un feedback objectif et constructif. Évidemment, si vous jugez que cela est possible, selon le type de personnalité de votre patron – très narcissique (aucune ouverture aux autres) ou simplement soupe-au-lait (gère mal les tensions, inconscient de son impact, mais capable d’ouverture aux autres). Peut-être aussi que la situation a assez duré et que vous êtes prêt à risquer le tout pour le tout. Alors, faites-lui part de votre point de vue (pour ne pas dire votre ressenti) sur le climat de travail et son impact sur votre rendement (n’oubliez pas qu’il ne s’intéresse qu’aux résultats).

Heureusement, dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre annoncée, nos organisations doivent de plus en plus se préoccuper de leurs ressources. J’ose donc espérer que les patrons-autocrates seront rapidement identifiés, seront invités à changer, seront supportés pour le faire et seront remerciés, dans l’intérêt de tous, si aucun changement significatif ne survenait. Ainsi, nous pourrons éradiquer ce cancer de nos entreprises et faire place aux leaders authentiques et efficaces.

Mario

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Prochain article : Un patron-autocrate peut-il changer?

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